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Patrick MORISSET-CHEVALIER

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Essai de relation à la Transcendance en nous-mêmes, sous forme de méditations aux multiples références.

L'originalité de ce livret de prière est de vouloir permettre à quiconque se réfère à une présence divine de pouvoir ponctuer la journée de temps spécifiques, loin des dogmatismes qui fondent les violences et intolérances religieuses, loin d'un syncrétisme qui serait une simple et impossible synthèse des religions existantes, loin en même temps de tous ces nouveaux courants irrationnels qui échappant à toute Tradition, se livrent aux élucubrations les plus fantaisistes et subjectives. Le choix des textes indique juste la concordance des âmes éveillées, transcendant les cultures et les appartenances religieuses.

 

Le monde que nous connaissons s'écroule. Comme le dit un penseur de l'Islam Soufi « La faute de l'Orient déchu, c'est qu'il ne pense plus ; celle de l'Occident déchu, c'est qu'il pense trop et mal. L'Orient dort sur des vérités, l'Occident vit sur des erreurs. »

 

L'insécurité professionnelle, sociale, planétaire, jointe à l'inexistence de repères qui se sont effondrés sans qu'on permette aux vraies intelligences de prendre le relais concourt à la jouissance instantanée, à la norme de l'émotionnel, à la course aux sensations qui donnent l'illusion de vivre. L'injustice se fait démocratiquement insidieuse...

 

Shema Israël, dit le Judaïsme... Ecoute... Souviens-toi de ton âme...

« La raison d'être profonde de tout acte religieux est le "Souvenir de Dieu", qui en dernière analyse est la raison d'être même de l'homme. » (Islam Soufi)

 

L'issue est d'un autre ordre... Certes de résister dans la mesure du possible, et d'abord dans sa vie personnelle, aux standardisations, aux monopoles, aux restrictions subtiles des libertés fondamentales, aux manipulations de la pensée, mais avec la dimension d'âme qui évite tout militantisme excessif et reste connecté à la lumière...

 

En tout homme existe quelque part, ou a existé, l'aspiration à la beauté, à la bonté, à la confiance, à la justice, à la vérité, à la solidarité, à la bienveillance, au partage, au dépassement, à l'idéal, à la joie, à la compassion, au chant, à l'amour...

 

Loin des agitations humaines, loin du chaos des civilisations, il arrive que dans l'humilité du chemin de sa vie, chacun puisse reconnaître un fil ténu, comme un guide, comme un sens, comme une disposition des événements s'assemblant en pièces de puzzle en forme d'une présence qui avait échappé... C'est souvent la constatation du secret accompagnement constaté sur son chemin, que l'ouverture au mystère s'élabore. 

 

Selon la plus ancienne des Traditions connues, l'Hindouisme des Vedas, le mal vient de l'ignorance, et l'ignorance vient de l'aveuglement des apparences. Le moi, l'ego, se nourrit de ces apparences et ne veut pas les quitter. Jugements, importance, jouissance, pouvoir, possession, rivalité, calculs, domination, certitudes, vengeance, assujettissement, affirmation de soi aux dépens d'autrui, indifférence, mépris, supériorité... La liste est longue...

 

Aucune évolution n'est possible tant que l'homme reste dans cet ordre des apparences, où le sensible, l'immédiat, le quotidien épais, la loi de l'attraction-répulsion règnent, sans soupçonner (ou du moins accepter) qu'il puisse exister d'autres niveaux de conscience...

Toutes les rivalités relationnelles et les conflits internes en découlent (frustrations, tristesses, dévalorisation, mésestime, écartèlement, règlements de comptes, schémas de répétition dans des comportements sans issue, fuites, compensations, etc...)

 

Seul, quitter le mode de fonctionnement de l'ego peut nous révéler à nous-mêmes. Seul, le décentrement cher à Maurice Zundel peut permettre enfin un regard qui atteigne à une autre dimension de la même existence... Seule, l'acceptation de ne pas être mesure de son savoir, de sa vie, de l'autre, peut permettre d'accéder à la lumière intérieure où l'urgence devient de perdre ses certitudes, ses convictions, ses sécurités, ses rigidités, ses croyances, tout comme la chenille est magma sans forme pendant que ses cellules se réorganisent pour devenir papillon.

La métamorphose en être spirituel est à ce prix, dans l'abandon de l'ego, du faux moi, de tous les conditionnements qui nous ont pétris et qui nous agissent à notre insu dans nos choix les plus actuels, affectifs, idéologiques... Race, ethnie, milieu familial, généalogie, hérédité, éducation, mémoires inconscientes ou conscientes du vécu, blessures, refoulements, défenses de survie inadéquates, tout cela guide des choix que nous croyons libres, et nous interdit d'évoluer.

 

Pourtant, quelque chose de plus que nous existe en nous... Quelque chose qui, si nous le laissions s'épanouir, transfigurerait notre existence et celle du monde...

Est-ce cela le divin ?

Je sais juste que cela est, et qu'il s'agit d'une énergie prodigieuse d'unification de l'être, d'harmonie, de paix, de beauté, qui produit des fruits intérieurs étonnants...

 

Puissent, ceux qui s'y sentent appelés, trouver à travers cette démarche de prière, le chemin de cette présence...

 

« La prière c'est la sève qui dans l'arbre humain relie la racine à la feuille. Elle est créatrice comme la sève crée la feuille ou le fruit, elle est conversion de nos ténèbres en lumière, de nos souffrances en joie, de notre ignorance en connaissance par le pouvoir de cette intercession de miséricorde qu’elle contient, pouvoir de vie qui fait de cette terre sans saveur un fruit délicieux et nourrissant. Comme dans la nature la lumière par énergie produit la végétation et les fruits.

La difficulté pour l’homme ordinaire, c’est que le monde et ses plus petits détails de chaque instant sollicite sa conscience, l’investissant avec tyrannie. Or il ne s’agit pas de quitter le monde mais au contraire de l’assumer de l’aimer, de le comprendre et de participer à sa transformation selon la place qui nous a été donnée depuis toujours par la Sagesse divine. Cet influx de miséricorde qui nous conduit à l’instar de la sève à nous transformer, nous conduit aussi dans la même mesure à une permanente intercession envers toutes les créatures dont nous sommes solidaires comme les particules d’un même corps. Notre place est aussi belle que toutes les autres places car elle porte une part de la lumière.

Quel que soit notre point de départ sur le chemin, nous avons l’honneur d’avoir reçu l’ETRE et la capacité de réaliser l’Homme universel qui synthétise en lui toute la création. Cette prédisposition ne nous dispense pas de prendre le chemin, au contraire elle nous y invite. La multiplicité de nos misères, de nos faiblesses et de nos souffrances humaines n’est pas plus destinée à nous détourner du chemin, au contraire elle constitue autant de portes, si simples soient-elles, vers la Réalité qui contient précisément toutes choses parce qu’elle est le Tout Possible dont l’Homme universel est le représentant sur la terre. »

Ibn Arabi XII-XIII° siècles

 

Ainsi se dessine une anthropologie où selon le schéma de l'hindouisme primitif, s'articulent :

 

    • L'appel, la trace originelle de la source divine, la programmation à devenir soi en plénitude, (Brahma, Source, le lié synthétique du Projet créateur)

    • La descente en intériorité, chemin à dominante psychologique, où l'on accepte de laisser émerger tout ce qui en soi n'est pas de soi, conditionnements, liens, blocages, limites, pour aller au-delà à travers la reconnaissance de l'émotionnel (Shiva et son féminin Shakti, qu'il s'agit d'épouser, image christique du glaive, du délié)

    • Le chemin ascendant de la spiritualité où se joue l'ajustement à l'essentiel (Vishnou, image du Souffle-Esprit qui mène à la vérité tout entière, le relié)

 

Rien ne permet de nommer le divin, de l'enfermer dans nos concepts et nos dimensions... Le Tao qui peut se dire n'est pas le Tao... Le chemin qui peut se dire n'est pas le chemin... Brahman-Ishvara est au-delà, et en même temps Shekinah hébraïque, intime présence divine au temple que nous sommes, que chacun est...

 

C'est ce chemin que la prière des heures récapitule à l'aide de psaumes revisités, de façon à enrichir cette réflexion biblique sur la condition humaine, de ce que les sciences humaines nous ont apporté.

Il importait de restaurer la responsabilité totale de l'homme dans son évolution spirituelle, incluant la dimension de l'âme psychique et de l'éros dans son chemin.

 

Etty Hillesum murmurait ainsi à Dieu :

"Je vais t'aider à ne pas t'éteindre en moi. Une chose m'apparaît plus claire, ce n'est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t'aider, et ce faisant, nous nous aidons nous même."

 

Etre « spirituel » est pour beaucoup une illusion et un leurre, tant que le corps et la psyché ne sont pas reconnus dans la nécessité d'être guéris et nourris.

Certains conseils ou schémas dits « spirituels » entretiennent d'ailleurs, ou même aggravent les déséquilibres, dans la vision sado-masochiste d'une toute-puissance divine . La Loi de la Transcendance est celle de notre accomplissement, et elle nous est confiée. C'est nous qui nous disposons ou non à correspondre à l'appel de notre plénitude, et rencontrons ce qui nous est préparé, sans que le Divin intervienne puisqu'il est déjà là.

S'asseoir dehors et attendre de Dieu qu'il nous apporte vêtements, nourriture et remèdes serait jugé par n'importe qui irresponsable... Il en est de même des conflits et blessures qui encombrent nos profondeurs, et ne sont pas du ressort de Dieu. Notre inconscient ne relève pas en soi de la prière...

Notre corps, notre âme psychique et notre âme spirituelle sont certes en interaction permanente, et un véritable lâcher prise en Dieu (qui n'est aucunement transfert de responsabilités) aura un effet global sur notre être. Mais il est tout erroné d'attendre de Dieu la guérison psychique alors que celle-ci dépend de notre capacité à nous connaître dans nos méandres.

Le spirituel n'est possible et authentique que là où l'homme se dispose au vrai et au nouveau. Sans reconnaissance de ce chemin où l'on se découvre bourreau autant que victime, c'est l'ego qui occupe notre importance, et suscite les violences, rivalités, dominations, possessivités, lâchetés, soumissions, mensonges, suspicions, rigorismes, moralisme, dogmatismes, rigidités, injustices, mépris, certitudes, préférence de soi, croyances, illusions, et toute la gamme de nos bassesses et errances mortifères...

«Quelles que soient nos capacités, notre élévation et notre connaissance des choses, si on ne consent pas, si on n'accepte pas, de s'abaisser et de se faire petit enfant, pauvre en esprit et dépouillé de tout le créé, on ne peut accéder aux secrets de la Sagesse de Dieu, auxquels lui-même se réserve de nous initier »... M.M. De la C.

Désapprendre, descendre, accueillir l'enfant en nous, pour ensuite épouser le divin...

Reste à expérimenter ce chemin vers le Tout, propre à chacun, sans repères transposables, dans l'affrontement décentré à soi-même !

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