© 2023 by Modern Mindful Therapy. Proudly created with Wix.com

Pour toute question, document, intervention...

Contact

Patrick MORISSET-CHEVALIER

Autres Ecrits

Index
◊ Introduction                                          
◊ Animisme                                          
◊ Bouddhisme zen                                  
◊ Chamanisme                                        
◊ Christianisme                                           
◊ Christianisme 1 : Orthodoxie                
◊ Christianisme 2 : Catholicisme               
◊ Christianisme 3 : Protestantismes          
◊ Confucianisme                                         
◊ Gnose                                                  
◊ Hindouisme                                             
◊ Jains, Sikhs, Parsi, Ayyavazhis et Bauls   
◊ Kabbale et Judaïsme                             
◊ Lamaïsme                                              
◊ Mindfulness                                            
◊ New Age                                                 
◊ Occultismes                                            
◊ Paganisme celtique                           
◊ Polythéismes                                        
◊ Shintoïsme                                              
◊ Shivaïsme                                             
◊ Soufisme et Islam                                     
◊ Syncrétismes (Tian Dao, Kondokyo,

Caodaï, Druzes, Alévis, Ismaéliens,

Bahaïs, Kurdes Yazzidis)                            
◊ Tantrisme                                                 
◊ Taoïsme                                                
◊ Wicca                                                      
◊ Zazen                                                      
◊ Epilogue Dualité et non-dualité      
◊ Annexe                                                    

Spiritualités et Religions

      214 p.  30 illustrations pleine page

Nombres à conter  (41 pages)

"La contemplation de Dieu dans les femmes est la plus intense et la plus parfaite".
   Ibn Arabî, mystique, poète et théologien soufi du XII° siècle.


C’est ce concept de l’Éros, attirance, mouvement, élan de vie, beauté, mystère, initiation, connaissance subtile, qui va guider cette visite.
Toute religion, toute école spirituelle, est pétrie de transcendance et d’humain. En cela, elle recèle le meilleur quand elle « relie », le haut et le bas, l’intérieur et l’extérieur, l’aspiration et le quotidien, le corps et l’âme, tendant vers l’universel, la connaissance intime de soi, l’émerveillement, la joie, la relation éveillée à l’autre et à soi. Elle possède alors une force intérieure unique, conduisant sur le chemin de soi-même en pleine incarnation au monde, en pleine responsabilité de sa présence à l’autre. Elle dilate l’âme dans l’expérience d’un au-delà enfoui au centre de soi, permettant dans la rencontre du divin, l’unité de soi – ce UN symétrique du NU – et la communion avec le Tout.

En cela elle est aussi le pire, lorsque ne pouvant quitter les vêtements de la culture, de l’identité, du pouvoir, elle se trouve incapable de dépasser la forme dans laquelle elle s’est élaborée, et devient une caricature aveugle en se parant de rigidités, de vérité, de prétention, de violence, de discrimination, de crédulités.
Mais ces errances dans lesquelles l’homme arrive à empêtrer toute chose, ne sont véritablement ni religion, ni spiritualité. Elles ne sont que l’expression maladive de l’insécurité, de l’immaturité, de l’infantilisme, et de toutes les tendances œdipiennes quêtant naïvement la toute puissance et l’irresponsabilité fusionnelle, dans l’illusion du savoir et son dogmatisme, ou son fanatisme. Les disciples, dans leur admiration-vénération-soumission, n’ont souvent pas véritablement compris l’exemple et l’enseignement du maître. Ils se sont empressés de construire des structures et de codifier des comportements qui bien que gardant quelque chose de la mémoire du maître, rend celle-ci de plus en plus étrangère à sa révélation originelle.


C’est parce qu’il est si difficile à l’homme de naître intérieurement, qu’à travers les siècles et les pays, se sont levés des éveilleurs, cherchant et rappelant l’unité de l’essentiel. A leur suite certains ont découvert le feu du vivant. D’autres, répondant au besoin de repères communs, de rites partagés, ont édifié des structures, des traditions, croyant y enfermer l’indicible. Et c’est alors dans ces contours plus ou moins figés, limités, opaques, qu’il est laissé aux « croyants » la possibilité d’enfin apprendre, de reconnaître l’enfermement du savoir extérieur, des certitudes naïves et immatures, afin de « dépasser », afin de rejoindre le « soi » où tout est relié.


Le savoir de l’éveil a toujours été relié à une initiation, à un ésotérisme, à un rite de renaissance (chamanes, philosophes grecs, druides, kabbale, upanishads, Jésus) , non par discrimination, mais parce qu’il faut être à la hauteur de ce qui est transmis sous peine d’en fausser le sens, d’en dévoyer l’énergie, et d’en faire un danger. Il y a donc généralement deux niveaux dans l’enseignement, un pour le petit nombre (disciples, apôtres...) et un pour le grand nombre. La transmission ne peut se faire traditionnellement que dans un accompagnement (gourou, lama, père spirituel, starets...), mais dans l’évolution du monde, tout est aujourd’hui disponible, directement accessible, permettant un autre regard.A travers la découverte de ces traditions, il s’agit donc de lâcher prise, de « quitter ses vêtements », fussent-ils ceux du jugement et du refus que les déviances du religieux suscitent trop souvent chez les agnostiques ou les athées quand ils deviennent eux-mêmes dogmatiques.


La conscience et l’expérience d’une autre dimension sont partout structurellement du même ordre : Le chemin vers le divin est celui qui mène à soi. Le chemin qui mène à soi, est celui qui accueille le divin en l’autre et dans le réel, totalement.
On voit donc qu’il y a interaction profonde entre spiritualité, religions, psychologie, psychanalyse et guérison intérieure.
Le chemin de l’éveil est un chemin difficile, et toutes les approches qui le présentent comme le simple résultat de techniques, d’appartenance à un système, ou d’une connaissance secrète sont des approches mensongères, tombant à nouveau dans l’illusion extérieure d’une forme. Plonger dans ses profondeurs, accueillir ses racines et faire la paix avec ses mémoires, quitter l’importance de l’ego pour accéder à un champ de conscience ouvert et n’excluant rien du réel, sont les conditions pour que la sève circule, pour que l’arbre intérieur croisse et fructifie.
S’agripper à ses peurs, à ses ressentiments, à ses nostalgies, à ses convictions négatives, à ses croyances limitantes, perturbe ou arrête immanquablement la croissance.


Dans le parcours que nous allons faire, il s’agit de décoder, d’aller au-delà des différences...
Pour cela, l’insistance est faite dans la partie graphique, sur les seuils spirituels des religions, et non sur leurs structures. S’il convenait de présenter chaque tradition, leur développement en tant que système n’est pas l’essentiel de cet essai, et il existe quantités de livres et de sites pour prolonger cet aspect si cela est souhaité (Les maîtres spirituels – Jacques Brosse – Albin Michel...). L’important est dans ce qui apparaît inéluctablement commun et relié, à partir du moment où la spiritualité, saisissant les ailes de l’Éros, se fait expérience.
La classification proposée est arbitraire, tant il est complexe de situer les frontières entre animisme, polythéisme et paganisme par exemple, entre gnose et occultisme, entre simple assimilation de traditions plurielles et syncrétismes...
Partout, le « sans vêtement » incite à laisser les siens, ouvre au profond de soi, propose le divin, dans ce mouvement intérieur où la beauté intrinsèque du féminin archétypal nous matricie au plus loin de nos origines, jusqu’à cet amour enveloppant d’où nous venons, et auquel il nous faut naître dans l’incarnation.


Marc Eemans écrit : « Il s’agit de la femme qui se dépouille non (seulement) des vêtements matériels qui cachent son corps, mais bien de son individuation comme être empirique et personne particulière jusqu’à se montrer dans sa substance élémentaire abyssale, comme la Vierge, comme Durgâ, comme la Femme antérieure aux multiples variétés des femmes mortelles. Dans sa racine dernière, la fascination exercée par toute nudité féminine se base sur le fait que celle-ci fait pressentir d’une certaine façon obscure, perçue seulement par les sens, l’autre nudité. Il n’est pas question de « beauté » ou d’attrait animalement charnel ; dans la fascination du nu féminin, il y a un aspect de vertige semblable à celui provoqué par le vide, par le sans-fond dans le signe de la « Vie », substance première de la création et de l’ambiguïté de son non-être. Ce trait appartient uniquement au nu féminin ».
Julius Evola voit par contraste le nu masculin sous un jour assez réducteur, alors que si la richesse de la résonance symbolique en est certes plus restreinte (force, stabilité, sécurité, protection...), elle ne peut être conditionnée aux seuls aspects physique et phallique qu’il décrit. Il n’en est pas ainsi -poursuit-il- pour le nu de la femme : c’est l’« Inaccessible » ; c’est la Prostituée et la Mère qui est la Vierge, l’Inviolable, l’Inépuisable ».


Dans le bouddhisme tibétain par exemple, la nudité des Dakinis (déités féminines) symbolise l’absence d’ego ou d’obstacle mental, révélant la nature profonde. Et au Japon, l’expression « à cœur ouvert » se traduit par « à corps exposés »...
La nudité est donc un mystère, un « obstacle » obligeant au franchissement de l’éros spirituel, ou figeant dans l’enfermement arrêté du Thanatos. Chair lumière, passage vers un au-delà du sens en perception de l’énergie du vivant, ou bien chair écran où se reflète l’ego sans horizon ni perspective.Dans « Le féminin de l’être », Annick de Souzenelle note qu’en hébreu, Qedoushah, la sainteté, est le même mot que celui qui désigne la prostituée, Quedeshah... En outre, la valeur numérique de QdshH (409) est la même que celle du mot Ahat, qui signifie « sœur » et « une ». En langage intérieur, la sœur est en effet l’Adama-Isha, le côté féminin de l’homme, « l’autre » qui si l’homme sait l’épouser, lui permet de devenir un.

 


Toutes les énergies peuvent donc être investies soit pour réaliser la sainteté de l’unité, la recherche du Nom, soit pour sacrifier à l’extériorité de l’apparence en recherche d’avoir, de pouvoir et de sécurité, en compensation au vide ontologique, au manque d’être.
Il y a bien ambivalence du nu et du un, pouvant conduire à la réalisation de soi, ou à la « prostitution » de soi (étymologiquement « mettre en avant » – proposer, vendre l’extériorité -) se perdant, s’avilissant dans la soumission aux apparences de l’immédiat, du profit, de la renommée, de l’importance, de l’attachement identitaire aux certitudes...
Dans cette optique, la prostituée (établie par le Christ « avant nous » dans le royaume des cieux) est moins désajustée que les formes subtilement hypocrites de calculs, d’obéissance à des valeurs généralement admises et bien pensantes, fermant à l’amour vrai et rigidifiant tout véritable don.
L’angoisse liée à la nudité peut permettre d’identifier l’émergence de peurs sur lesquelles travailler pour accéder à son Nom, à la réalité secrète et ultime de son être.
Le corps n’a de vie qu’en résonance avec l’origine de son être, dans la dynamique de l’éros où la chair devient lumière. L’authenticité de l’eros fait s’effondrer les remparts des sécurités aliénantes et ouvre le cœur alors habité de divin, au « tout possible », au nouveau.
Ceux qui méconnaissent leur féminité intérieure ne peuvent que se retrancher derrière une loi, meurtrière de l’éros Là se fonde la contestation Nietzschéenne de la morale, reprise par Georges Bataille dans son athéisme mystique, proche du bouddhisme le plus radical...


Annick de Souzenelle voit dans l’idéogramme initial de la lettre shin (lettre centrale du mot « chair » basar en hébreu, s), la symbolique de l’arc et de la flèche du dieu Éros
Avec cette flèche chargée de l’énergie de l’éros, l’homme peut atteindre la cible et s’accomplir, ou la rater et rester dans l’inaccompli.
C’est cette puissance divine même, qui aux mains des religions, peut susciter l’éveil des ténèbres personnelles, guérir les mémoires et transfigurer le regard, ou devenir source des perversités les plus closes et mortifères.
Toute attirance peut être piège ou envol, processus dans lequel on se perd ou on se trouve...


Le parcours des religions et des spiritualités ne peut donc échapper dans cette optique à la permanence de l’eros, manifestée dans l’ambivalence de la nudité, innocence, candeur, confiance, transparence, et quiétude de sécurité.
Une autre ambivalence est celle de l’étymologie même du mot « religion »... Selon qu’on le fait dériver de relegere (recueillir par les yeux ou les oreilles et donc écouter et relire, accueillir le sacré) ou de religare (contenant elle-même l’ambivalence du lier et du relier).
On voit toute l’importance spirituelle, sociale, psychique et psychanalytique de ces concepts, leur grandeur numineuse (la lumière de la réalité mystique), et leur affligeante caricature dont l’une est le pouvoir infantilisant des Institutions (correspondant souvent au désir œdipien des fidèles), et l’autre la prétention à la vérité, qui absolutisant les concepts et les mots, fonde les rivalités, les guerres, les anathèmes, et les dogmatismes les plus irresponsables). Selon le mot très juste d’Eric-Emmanuel Schmitt, « fondamentalisme ou fanatisme sont une surcompensation du doute », et de fait, tout intégrisme est aveu méconnu ou refusé de faiblesse, de peur et de rigidité sclérosée.


Il s’agit donc au total de ne pas réduire la religion, de ne pas l’enfermer dans ses apparences, mais d’accepter qu’elle soit comme toute réalité humaine, lieu de vie tout autant que d’illusion. Le feu, l’eau, le sel et le vent, sont d’indispensables merveilles, ou des calamités...
Le but de cet essai est qu’au-delà des errances des hommes, le feu, l’eau, le sel et le souffle du divin deviennent perceptibles.

Nombres à conter...
Propos (en) sur Nombres


Si le nombre exprime la quantité de toute chose, en lui est celé bien plus que la simple
appréciation matérielle de cette quantité.
Le nombre est paradoxe, outil docile à l’agir humain d’une part, apte à toutes les unités de mesure, à toutes les combinaisons calculatoires, et échappée à la maîtrise de l’homme d’autre part, dans sa propension à se diviser ou se multiplier à l’infini. Nombres irrationnels, nombres transcendants, le jeu des chiffres peut vite affleurer à une quête métaphysique.

 

Dans toutes les Traditions spirituelles, le nombre a une importance spécifique, parfois
éclipsée par l’opacité d’une connaissance trop rationnelle et charnelle.

La Bible est pétrie de nombres ; un des livres sacrés en porte d’ailleurs le nom. Mais rares sont les hommes, fussent-ils théologiens, qui s’essaient à déchiffrer les nombres. Il est plus aisé de dénombrer les chiffres.
Le nombre est un chemin d’accès à l’intériorité.
Un chemin parmi d’autres, mais pas n’importe quel chemin...


Dans l’essai balbutiant qui est ici proposé, chaque nombre est illustré de féminin,
habillé de nudité ou de transparence, parce qu’il s’agit de séduire, de dévoiler, de dire, de
révéler, de rencontrer en vérité, et aussi d’échapper aux contingences du temps et de la
culture autant qu’il se peut... La femme enfin, du fait de sa résonance avec le mystère de la
vie, est plus naturellement épouse du Souffle...
Une méditation vient en premier lieu éclairer quelques aspects du nombre ; puis, à côté de chaque tableau, un texte initial, en écriture médiévale, synthétise une réflexion,
dense, peut-être même hermétique, pour obliger à un dépassement. Chaque nombre est noté sous la forme hébraïque qui lui correspond, en urgence de symbole.


En parcourant ces pages, certains éprouveront un sentiment de complicité à l’accueil des mots. C’est à eux que cet ouvrage est dédié...

Préambule
Si on juge une pensée à l'audience qu'elle peut avoir, il faut reconnaître que spécifiquement en Italie, le dernier livre de Vito Mancuso (L'âme et son destin) a été plébiscité.
A une époque où la philosophie est inexistante, les religions en perte de vitesse, les intellectuels relégués à de rares émissions nettement nocturnes, et la moindre starlette interviewée sur la position médiatique qui va faire référence au cours des prochaines quarante huit heures, le succès d'un livre de théologie est de l'ordre du phénomène.
La perspective de refonder la foi chrétienne, de se débarrasser de dogmes obsolètes, et d'ériger la raison en critère sélectif de ce qui est divin ou pas dans les Ecritures semblait donc attendue de nombreux croyants, et peut-être même hors des frontières de l'Eglise catholique.
Qu'en est-il en y regardant de plus près ? Le jésuite Corrado Marucci, dans sa réponse toute romaine au succès de l'ouvrage, avoue la difficulté à corriger le théologien « à cause du style non systématique et velléitaire de ses affirmations ...........parce qu’on ne peut réfuter que ce qui est concrètement formulé dans le cadre d’une structure épistémologique
(Méthode, organisation de la pensée) précise ».
Vito Mancuso navigue en effet avec une apparente capacité démonstrative et beaucoup de citations, entre science ; pensée grecque, latine et orientale ; antiquité, moyen âge, classicisme et modernité ; orthodoxie et protestantisme ; non sans évoquer quelques saints et mystiques, la musique, et quelques confidences émotionnelles personnelles.
D'emblée, deux domaines me semblent prêter à confusion, deux axes qui me semblent résumer les impasses dans lesquelles Vito Mancuso évolue tout en espérant en sortir par sa perspective de reformulation de la foi :
- D'une part, la majorité des problématiques qu'il aborde ne concerne que la sphère « catholique», alors que le terme global de « christianisme » est abusivement utilisé. Sa critique l'amène donc à échafauder ou chercher des réponses qui paradoxalement existent déjà, entre autres dans l'orthodoxie...
- D'autre part, la place donnée à la raison, légitimée par le souci de rendre crédible ce qui reste utilisable de la parole biblique après l'avoir épurée, correspond typiquement à la démarche moderniste, conduite à son terme dans les milieux réformé qui en sont pour la plupart revenus. Cette critique rationalisante surprend à une époque où bien d'autres lectures se sont fait jour, pour ne citer que Françoise Dolto, Simone Pacot, Marie Balmary, René Girard, Annick de Souzenelle...
Mais ne réduisons pas un essai courageux par l'envergure des thèmes traités : Poser la question de l'âme, de son origine, de sa survie, et affronter la mort et l'au-delà, répond à une véritable exigence de sens chez tous ceux qu'une intériorité interpelle. Oser à travers cela contester le dogme, voire les livres saints eux-même, dans ce qu'ils ont d'irrecevable pour une conscience moderne, est on ne peut plus salutaire. Tenter une autre vision de l'existence humaine, pétrie de positivité, de liberté et d'espérance, est visionnaire...
Un adage philosophique connu mais bien peu mis en pratique, surtout en politique, spécifie que les erreurs persistent en fonction de la part de vérité qu'elles contiennent.
A titre d'exemple, l'adhésion populaire à un mouvement d'idées indique que des questions justes, pertinentes, urgentes, sont posées. Ce n'est pas pour cela que les réponses apportées y sont les bonnes, mais les problématiques sont identifiées.
« Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » 


L'accueil réservé au livre de Vito Mancuso semble donc indiquer que de vraies interrogations y sont formulées, manifestant du même coup que de nombreuses personnes concernées par la question de la foi sont toujours conditionnées par le cadre intellectuel et le champ de conscience réduits d'un certain catholicisme, les acculant à sacrifier la raison ou à bouleverser totalement les repères de leur foi.
Dans l'Eglise romaine, et dans la façon d'exprimer la foi, beaucoup de concepts, de dogmes et de pratiques sont en effet devenus intolérables au bon sens moderne. Sans explication (et il va de soi que se réfugier dans une pieuse mystique d'un côté, ou dans une symbolique intellectuelle
compliquée de l'autre, n'explique rien), l'évidence des contradictions entre science et Bible, entre expérience humaine et dogmes figés, finit par faire pencher du côté le plus cohérent, qui est souvent
celui de l'agnosticisme ou de l'athéisme.
Judaïsme et Christianisme partagent en effet la référence à des textes dont la naïveté, la violence, et le caractère « mythique » les rendent tels quels irrecevables. Mais là où les rabbins enseignent que la Torah a soixante dix sens, c'est à dire une infinité, Rome s'est situé en autorité
unique pour traduire et interpréter la Bible au nom de sa prétendue infaillibilité.
Pour contester la parole biblique telle qu'elle nous est traditionnellement transmise, Vito Mancuso se livre donc à une véritable cosmogonie, fondée sur ce que nous apprend l'état ultime (et donc relatif) de nos sciences.
En musique, le contrepoint désigne cette technique médiévale ou avant la normativité des règles harmoniques classiques, une note supplémentaire était ajoutée en accord consonant ou dissonant à chaque note de la mélodie principale.
Tel est bien mon propos, être en consonance (la plupart du temps) et en dissonance (parfois) avec Mancuso, espérant par mon travail apporter un peu à son propre labeur, que je salue, et dont je le remercie.

 

Le destin et son âme
(en cours de réécriture)

Notes de lectures

  • Evidences paradoxales - J.Y. Leloup

  • Amitiés célestes  - Jacqueline Kelen

  • Foi et psychanalyse - Henri Paumelle

  • Si tu veux entrer dans la vie - Philippe Dautais

  • Psylogie de l'éveil (Sophro-analyse - Claude Imbert -- Pour une psychologie de l'éveil - John Welwood)

 
 
 
 
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now